31 Commentaires
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Avatar de Liliane Maibach

Brillante analyse du "dark why" qui nous anime réellement. Je rejoins complètement ta vision sur l'hypocrisie des motivations affichées. Par contre, je trouve que le "pourquoi" peut aussi évoluer avec le temps - commencer par l'argent puis trouver un sens plus profond quand les besoins financiers sont couverts.

Avatar de Lucie FOLCH

Super sujet. Mais je réagis, en pleine lecture, à cette phrase qui me pique les yeux : "Sinon nous aurions monté une ONG, serions bénévoles ou artistes." Je tiens à préciser que OUI, les artistes aussi veulent gagner de l'argent. ;-) Bises

Avatar de Pauline Alessandra

Et tu as 100% raison, c'est une simplification de ma part et tous mes amis artistes me l'ont fait remarquer :) C'est seulement que le "marché" de l'art répond à d'autres prérogatives !

Avatar de Lucie FOLCH

;-)

Avatar de The Glow Edit

Perso, à un moment je voyais beaucoup d’amies et de connaissances s’orienter dans une carrière de coach. Coach en fertilité, en vie pro, perso, en développement personnel…et vraiment ça partait dans tous les sens avec ce même refrain: celui de vouloir aider.

Mes copines sans enfants (au moins 3) se sont lancé dans coach et fertility yoga alors qu’elles n’avaient pas d’enfants ou du mal en en avoir.

Mon ancienne coloc un peu paumée dans le développement perso pour aider les gens à sortir des schémas répétitifs (ses mots) qui les bloquent. Tout cela en sachant qu’elle était vraiment au point mort dans sa vie.

Je trouvais ça assez incroyable d’avoir un discours aussi altruiste quand on offrait une prestation payantes avec des compétences à la limite du mensonge.

Bref en tous les cas super interessante ton analyse.

Avatar de Endouceur

J’ai beaucoup aimé ton article merci d’avoir exploré ce sujet qui m’a toujours titillé lors de coachings, formations ou à l’écoute de podcast. Ici oui mon travail a aidé des centaines de femmes mais n a jamais été une passion, il a démarré oui avec un hyperfocus mais sur ma santé pour aller mieux, j’ai tout cherché pour moi puis j’ai partagé pour en priorité échanger avec des personnes qui vivaient pareil pour qu’on échange ce qui marchait 💫 si j’ai plongé dans l’entrepreunariat ensuite c’est parce que j’étais en voyage lors d’une année sabbatique et qu’on m’a dit que mon blog et expérience pouvait été monétisés afin de continuer à vivre ainsi librement et ne pas retourner a mon précédent travail qui était aussi dans l’aide sociale. J’aide alors que ça ne me nourrit pas (j’aime comprendre et créer oui et ça fait partie du job) et même ça peut m’agacer car ce que j’aime le plus c’est les gens autonome (heureusement il y en a beaucoup dans ma communauté :), que j’ai besoin de solitude. On est loin de la passion! J’ai lâché sur les revenus quand j’ai réalisé que j avais déjà atteint mon objectif, me lever la plupart du temps sans réveil, prendre le temps de lire, d’écrire, de passer du temps avec ceux que j’aime et de me mettre en priorité, ainsi que pouvoir voyager régulièrement.

Avatar de Endouceur

Quelques minutes plus tard ton article m’amène encore des pensées, je trouve super culpabilisant cette notion de why ou de passion pour le job à l’égard de ceux qui ne sont passionnés et qui ont choisi un job pour des raisons de survie, de confort, de choix de vie ou encore à cause de schémas acquis, typiquement pour moi ce n’est pas une passion d’aider les autres mais un ancrage type « si tu prends soin des autres tu es une gentille fille, mais aussi dans ma famille c’était acceptable de gagner de l’argent plus que la normale si c’est pour redonner et partager ». A cela vient s’ajouter aussi le fait pour les femmes de devoir justifier d’une passion dans le travail ou dans la vie si on sort des schémas classiques en étant entrepreneure ou sans enfants / famille. Question qu’on se pose moins avec les hommes qui ont d’ailleurs plus « le droit » ou sont moins jugés pour leur côté dark dans le business

Avatar de Endouceur

Je te spam mais c’est si riche comme sujet!

Avatar de Pauline Alessandra

Hahaha merci à toi de partager ces réflexions, on est loin du spam ! Je crois que c'est une vraie problématique quand on est solopreneur et qu'on cherche à reproduire un modèle (parce que c'est toujours de ça dont il s'agit, la reproduction). En sortir demande du courage, mais apporte aussi vraiment beaucoup !

Avatar de Lyse de Quillacq

Merci pour ton franc parler ! Et super intéressant d’explorer la notion de « dark why » 🧐

Avatar de Liberté Mon Seul Pirate

Ça fait du bien à lire. Surtout ça :

NOUS AVONS MONTÉ DES ENTREPRISES POUR GAGNER DE L’ARGENT ET, SI POSSIBLE, DÉBLOQUER UN PLAFOND DE VERRE FINANCIER EN TENTANT DE MINIMISER LES EMMERDES.

Ceci dit en ce moment chez moi le plafond de verre financier est à la cave, ce qui ne limite pas les emmerdes. Le questionnement est à son comble.

Avatar de Nadine du Mocko

Je m'abonne, je découvre ta newsletter et j'ai adoré comment tu as traité le sujet et le ton !

Je m'étais déjà fait cette remarque sur la vision philanthrope (et faux-cul) du Why.

J'aime beaucoup cette vision du Dark Why. De mon côté, je m'étais rendue compte qu'il y avait surtout une grosse blessure d'égo derrière à coup de "je vais leur montrer qui je suis et j'aurai plein de grosses thunasses MOUAHAHA " hum...

Rien que la vue de l'agenda de Leïla me met des montées d'angoisses ! La réponse de Justin Welsh est magique.🤌

Je n'ai jamais réussi à être distante avec mes entreprises (pourtant ça m'aurait fait du bien à certaines périodes). Je pense qu'il est en effet nécessaire de savoir "couper" quand on le peut.

Sinon passion chaï latte partagée avec promenade et violon (de mon côté) 😊

Bonne journée Pauline !

Avatar de Laura H

Une pépite cet article Pauline!!!

J’ai direct regardé ta masterclass et pris RDV pour acter mon engagement à développer mon CA de manière alignée

Avatar de Pauline Alessandra

Merci Laura ! A bientôt alors ;)

Avatar de ijin

Personnellement je ne conçois pas qu'un solopreneur puisse garder la motivation nécessaire sur le long terme en ayant "un rapport distancié et froid avec son entreprise". Effectivement la passion est une dérive marketing, mais il faut être attaché à son activité, ou à défaut, pour certaines personnes, au fric que ça rapporte si l'entreprise est florissante.

Une remarque sur l'activité d'artiste, ce serait aussi pas mal d'arrêter de penser et d'écrire qu'un artiste, qui a une vision du monde peut-être plus philanthrope, n'ait ni l'envie, ni le besoin de gagner de l'argent ! Est-ce incompatible ? ;)

Avatar de Pauline Alessandra

Tu as raison : l'exercice est assez difficile pour y avoir un goût autre qu'alimentaire. Je faisais plutôt la critique de la passion nécessaire et forcée associée au sujet.

Quant aux artistes... C'est un vaste sujet :) Si la culture est autant financée, c'est justement pour qu'elle puisse exister autrement qu'avec une logique / offre demande, donc se soustraire aux lois basiques du marché. Et c'est tant mieux !! Ca ne veut pas dire que les artistes sont obligés d'être des crève-la-faim juste parce qu'ils n'ont pas de vélléité économique. Ce n'est pas mon propos, mais la nuance est subtile. Le sujet à lui même mériterait une newsletter complète...et ce n'est ni mon sujet, ni mon expertise !

Avatar de Linda Boudret

Salut Pauline, je te découvre avec cette newsletter. J’aime me rapprocher des personnes qui ont une vision “réaliste” du solopreneuriat et par extension, de tout ce qui touche à la visibilité et comment on se raconte.

C’est également une préoccupation pour moi, comment rester alignée dans un espace qui récompense la mise en scène ? Comment ne pas vendre son authenticité au diable… ou à l’algorithme ?

Tous les solopreneurs passent par cette étape : faire le point sur les vraies raisons de leur saut dans l’entrepreneuriat. Mais vient ensuite le moment de se rendre visible… et c’est là que ça se corse : comment rester fidèle à ses intentions profondes tout en façonnant une image qu’on croit “vendable” ? C’est un vaste sujet qui m’intéresse beaucoup et que je tente de décortiquer dans la Fabrique du visible.

Avatar de Pauline Alessandra

Merci beaucoup Linda, ravie de te découvrir ici également. C'est une question de tous les jours, l'alignement, et ce n'est pas simple. Par contre, je crois qu'on peut communiquer en restant fidèle à soi. Ca nécessite de bien se connaître, d'avoir un fil rouge et de bien savoir où sont nos propres limites !

Avatar de Linda Boudret

Oui absolument ! Je suis très optimiste à ce sujet, c'est d'ailleurs une question de posture je crois.

Avatar de dar al ahebba

Ton article est une pépite criante de vérité et cette raison n.2, je me suis reconnue dedans, merci de m'avoir mis face à ma réalité, ton article m'a fait réfléchir

Avatar de Aline Savan

Ce fût un article intéressant à lire !

Je dirais que le Pourquoi regroupe plusieurs types de pourquoi.

Il y a le pourquoi financier, le pourquoi personnel & le pourquoi universel (ce que notre âme souhaite apporter comme contribution au monde).

Avatar de Pauline Alessandra

Merci Aline ! Tout à fait, et je pense même que c'est une question d'avancement. C'est plus facile de se préoccuper de contribution au monde, quand on n'a plus la pression financière de son pourquoi personnel

Avatar de Léo Masini-Riveron

Quel bol d’air frais cette réflexion ! Merci Pauline, je respire mieux.

(Passion chai latte partagée !)

Avatar de Magali Turis

Bonjour Pauline, mais ça fait des mois que je me sens totalement "désalignée" avec ces discours "altruistes"...

Ce sont les mêmes personnes qui prétendre l'être mais qui, en même temps, exposent leur vie, leurs succès, leurs XXXX K par mois; je n'en peux plus.

Comme si l'hypocrisie était devenue une sorte de norme, pour éviter d'avouer qu'elles vendent leur altruisme, tout simplement.

Bref ! Merci pour cette édition qui nous ramène sur Terre.

Je la relirai volontiers, elle m'aide déjà à renforcer la confiance que j'ai besoin de nourrir dans l'activité que je construis, sans faux semblant.

Merci !

Avatar de Philippe Bertrand

Excellent article

Avatar de Entre deux mondes ✨

Je sais pas comment j'ai raté cet article @Pauline ! Merci ça me parle. Après je pense que la vision de l'entrepreneuriat et ce tabou sur l'argent est quelque part culturel. 😊En France en tout cas.