Merci comme toi j'ai de suite pensé à #notallcoach et puis j'ai vu le Trailer et je me suis dit que c'était pas du coaching mais sur la "réussite vite et forte à l'américaine". (Et grâce à mes amies et leurs conseils je me suis évite ce navet)
Ton analyse me donne envie de pousser encire plus loin : pourquoi parler de développement personnel alors que c'est uniquement un développement de son capital que l'on désir ? Pourquoi pas ne l'accepter et devoir passer par toute cette violence du "quand on veut on peut" et vouloir se transformer au lieu d'accepter son désir de réussite sociale (loin du schéma traditionnel comme tu le mentionnes)
A tous les coaches qui m'ont appelée, whatsappé, textoté, exprimant leur indignation, j'ai répondu que je ne me sens pas concernée. Que le sujet n'est pas le coacching, et certainement pas celui des professionnels, qui exercent leur profession de manière éthique, en "position basse", en accompagnant leur coaché sur le dépliement- oui déplier, et déployer aussi - de sa pensée.
Le sujet c'est, comme te le dis si bien, que des quidams qui ont traversé une épreuve avec succès se sentent en droit de coller une plaque (on pourrait dire un panneau, à ce stade..) devant leur maison et se proclament coach, au mépris de l'impact possible sur leurs clients. No limit.
Le sujet est aussi - et il est plus profond - de comprendre quelle reconnaissance on donne à la formation, sur quoi s'appuie l'expertise. Il est de décider comment notre société décide de l'arbitrer.
Merci donc à toi de ton regard décalé, qui soutient un angle différent.
Et pour mes confrères et consoeurs coaches, les vrais, munis de leur éthique et de la rigueur de notre métier : même pas peur. On n'est pas concernés.
Cela dit, j'ai bien aimé le film ! Je ne m'attendais pas aux twists du scenario, j'imaginais un truc plus "psy", dans la manipulation. Surprise, c'est un thriller, why not finalement.
Attention spoiler : l'arroseur arrosé, c'est pas mal non plus...
Merci pour cette newsletter. Le clash Réussite classique vs Réussite sans permission va aller en grandissant car les "grandes écoles" ont perdu une grande partie de leur légitimité et qu'à l'inverse de nombreux infopreneurs sont en train de gagner leurs lettres de noblesse.
Sauf que personnellement, je ne prendrai jamais un infopreneur pour construire un pont ou m’opérer. Et c’est précisément le sujet du film sur la santé. L’infopreneuriat est un modele de rupture dans le marketing seulement. Et c’est déjà pas mal !
Pour construire un pont ou subir une opération je suis d’accord. Pour développer son business, améliorer son mindset et son bien-être, je suis convaincu que les infopreneurs sont mieux équipés. Ils sont plus skin in the game et ne se cachent pas derrière leurs diplômes.
J’ai un DEA d’économie passé à la Sorbonne (oui bon pardon aujourd’hui on dit Master je crois, pardonnez mon grand âge 😆) et j’ai coché toutes les cases de l’institution: métier sérieux (fiscaliste, n’essayez pas de faire plus sérieux (ch….) ça n’existe pas dans le regard de l’autre), excellent salaire, appartement parisien …
Et au bout de 15 ans, j’ai lâché cette vie qui ne me convenait pas pour tout changer.
Nouveau pays, nouvelle corde à mon arc (coach) et nouvelle activité (écrivain).
Je ne rentre pas dans les détails mais autant vous dire que quand j’ai annoncé que j’étais coach (j’ai bien sûr passé un diplôme qualifiant ici à Londres comme la bonne élève que je serais toujours) je n’ai pas eu que des retours bienveillants et positifs.
Pour ne pas dire autre chose.
“Mais ça ne veut rien dire ce que tu fais”, “Ouais en gros tu es comme un psy mais sans le vrai diplôme”, “Tu dis aux gens ce qu’ils doivent faire et ils te payent pour ça ??”
etc., etc.
Pour être passée aux yeux de certains de celle qui a réussit de manière “ classique” à “free-lance qui boit des matchas toute la journée dans des coffee shops” je confirme que l’écart entre les deux est violent.
Je suis pourtant toujours la même personne.
Avec la même intégrité professionnelle que je sois fiscaliste ou coach.
La vraie différence c’est l’argent.
À moins d’avoir un réseau long comme le bras, autant vous dire que ce n’est pas en étant coach que vous allez vous acheter un yacht.
Pour cela, effectivement : j’aurais mieux fait de devenir gourou. 😉
Je suis allé le voir sans a priori et j'avoue jne légère déception.
A votre analyse très pertinente, j'ajouterai également que ce film a le mérite de nous interroger sur l'ego, ce qu'il peut nous pousser à faire par ambition mais aussi par peur. Cette peur qui s'empare de notre coach quand il comprend qu'il a lui-même été manipulé par quelqu'un qu'il n'aurait jamais cru être en capacité de le faire. Et pourtant...
bref, de nombreux (trop) sujets sont abordés, sans vraiment les conclure. Dommage.
Merci comme toi j'ai de suite pensé à #notallcoach et puis j'ai vu le Trailer et je me suis dit que c'était pas du coaching mais sur la "réussite vite et forte à l'américaine". (Et grâce à mes amies et leurs conseils je me suis évite ce navet)
Ton analyse me donne envie de pousser encire plus loin : pourquoi parler de développement personnel alors que c'est uniquement un développement de son capital que l'on désir ? Pourquoi pas ne l'accepter et devoir passer par toute cette violence du "quand on veut on peut" et vouloir se transformer au lieu d'accepter son désir de réussite sociale (loin du schéma traditionnel comme tu le mentionnes)
Merci de l'avoir lu et analyse à ma place ;)
Brillant, et si juste ! As always Pauline.
A tous les coaches qui m'ont appelée, whatsappé, textoté, exprimant leur indignation, j'ai répondu que je ne me sens pas concernée. Que le sujet n'est pas le coacching, et certainement pas celui des professionnels, qui exercent leur profession de manière éthique, en "position basse", en accompagnant leur coaché sur le dépliement- oui déplier, et déployer aussi - de sa pensée.
Le sujet c'est, comme te le dis si bien, que des quidams qui ont traversé une épreuve avec succès se sentent en droit de coller une plaque (on pourrait dire un panneau, à ce stade..) devant leur maison et se proclament coach, au mépris de l'impact possible sur leurs clients. No limit.
Le sujet est aussi - et il est plus profond - de comprendre quelle reconnaissance on donne à la formation, sur quoi s'appuie l'expertise. Il est de décider comment notre société décide de l'arbitrer.
Merci donc à toi de ton regard décalé, qui soutient un angle différent.
Et pour mes confrères et consoeurs coaches, les vrais, munis de leur éthique et de la rigueur de notre métier : même pas peur. On n'est pas concernés.
Cela dit, j'ai bien aimé le film ! Je ne m'attendais pas aux twists du scenario, j'imaginais un truc plus "psy", dans la manipulation. Surprise, c'est un thriller, why not finalement.
Attention spoiler : l'arroseur arrosé, c'est pas mal non plus...
Très intéressante ton analyse, même si je n’ai pas vu le film en question. Exigence et réconciliation, ça me semble une voie hautement souhaitable… 😊
Bravo Pauline, super analyse ! (en revanche, il faut dire ce qui est : ce film est très décevant, d'autant plus que j'avais adoré Boîte Noire)
Totalement d’accord, même Pierre Niney ne sauve pas l’écriture c’est dommage
Très chouette analyse, et on sent chez toi en filigrane un certaine tension de valeur entre ce "nouveau monde" et "l'ancien monde".
Je suis universitaire et entrepreneuse. Le vrai grand écart !
Toujours aussi intelligent, merci Pauline
Merci :)
Merci !
🙏🏻
Merci pour cette newsletter. Le clash Réussite classique vs Réussite sans permission va aller en grandissant car les "grandes écoles" ont perdu une grande partie de leur légitimité et qu'à l'inverse de nombreux infopreneurs sont en train de gagner leurs lettres de noblesse.
Sauf que personnellement, je ne prendrai jamais un infopreneur pour construire un pont ou m’opérer. Et c’est précisément le sujet du film sur la santé. L’infopreneuriat est un modele de rupture dans le marketing seulement. Et c’est déjà pas mal !
Pour construire un pont ou subir une opération je suis d’accord. Pour développer son business, améliorer son mindset et son bien-être, je suis convaincu que les infopreneurs sont mieux équipés. Ils sont plus skin in the game et ne se cachent pas derrière leurs diplômes.
Y'a les bons infopreneurs et les mauvais infopreneurs, non ? :)
Excellente lecture et analyse merci Pauline.
J’ai un DEA d’économie passé à la Sorbonne (oui bon pardon aujourd’hui on dit Master je crois, pardonnez mon grand âge 😆) et j’ai coché toutes les cases de l’institution: métier sérieux (fiscaliste, n’essayez pas de faire plus sérieux (ch….) ça n’existe pas dans le regard de l’autre), excellent salaire, appartement parisien …
Et au bout de 15 ans, j’ai lâché cette vie qui ne me convenait pas pour tout changer.
Nouveau pays, nouvelle corde à mon arc (coach) et nouvelle activité (écrivain).
Je ne rentre pas dans les détails mais autant vous dire que quand j’ai annoncé que j’étais coach (j’ai bien sûr passé un diplôme qualifiant ici à Londres comme la bonne élève que je serais toujours) je n’ai pas eu que des retours bienveillants et positifs.
Pour ne pas dire autre chose.
“Mais ça ne veut rien dire ce que tu fais”, “Ouais en gros tu es comme un psy mais sans le vrai diplôme”, “Tu dis aux gens ce qu’ils doivent faire et ils te payent pour ça ??”
etc., etc.
Pour être passée aux yeux de certains de celle qui a réussit de manière “ classique” à “free-lance qui boit des matchas toute la journée dans des coffee shops” je confirme que l’écart entre les deux est violent.
Je suis pourtant toujours la même personne.
Avec la même intégrité professionnelle que je sois fiscaliste ou coach.
La vraie différence c’est l’argent.
À moins d’avoir un réseau long comme le bras, autant vous dire que ce n’est pas en étant coach que vous allez vous acheter un yacht.
Pour cela, effectivement : j’aurais mieux fait de devenir gourou. 😉
Je suis allé le voir sans a priori et j'avoue jne légère déception.
A votre analyse très pertinente, j'ajouterai également que ce film a le mérite de nous interroger sur l'ego, ce qu'il peut nous pousser à faire par ambition mais aussi par peur. Cette peur qui s'empare de notre coach quand il comprend qu'il a lui-même été manipulé par quelqu'un qu'il n'aurait jamais cru être en capacité de le faire. Et pourtant...
bref, de nombreux (trop) sujets sont abordés, sans vraiment les conclure. Dommage.