Je suis venu sur Substack pour ce genre de post. MErci.
Tu mets le doigt sur un tabou entrepreneurial : l'obsession toxique du scale.
J'ai vu trop de solopreneurs se transformer en prisonniers de leur propre succès.
Ils quittent le salariat pour être libres et finissent esclaves d'un système qu'ils ont créé.
La vraie question :
→ Est-ce que ton business te libère ou t'emprisonne ?
→ Est-ce que tu contrôles ta croissance ou elle te contrôle ?
→ Est-ce que tu vis ou tu survis ?
Le paradoxe, c'est que beaucoup de "success stories" cachent des vies détruites.
Des entrepreneurs qui ont tout gagné sauf leur liberté. Une bonne grosse Victoire Pyrrhique.
Ta phrase me marque : "Durer, donc, plutôt que tenir."
Ça fait écho au fait que le business est un Jeu Infini selon la théorie de Carse : celui qui gagne, c'est celui qui continue à jouer. Et dans ce contexte, la meilleure façon de continuer de jouer et de suivre un rythme que l'on peut tenir sur des décennies.
- La productivité sacrificielle, c'est tenir.
- La productivité asymétrique, c'est durer.
Parfois, le plus difficile n'est pas de vouloir plus, mais de savoir dire non.
Merci Pauline pour ta lettre, elle est comme une respiration ! J’entreprends depuis un peu plus de 3 ans et je savais dès le départ que je voulais rester à taille humaine. D’une parce que j’ai aucune envie d’avoir un « empire » (je déteste ce mot) et de deux parce que mon energie ne me le permettrais pas. Dès le début, je disais que j’étais pas prête à travailler avec tout le monde pour faire rentrer des sous et je sais que certains ne le comprenais pas. Ça me renvoyait l’image d’une baby entrepreneur qui n’avait aucune ambition pour sa boîte. Maintenant je sais que l’ambition est differente pour tout le monde et que c’est pas QUE vouloir grossir.
La Vallée de la Mort, elle peut aussi se traverser en amont, bien avant de se positionner et se sentir enfin aligné-e.
J'ai les deux pieds dans cet "univers" des tunnels de vente depuis plusieurs mois, et il me rebute. Pour autant, je suis prête à franchir la ligne d'ici peu; parce que pour le moment, ma façon trop "organique" ne fonctionne pas. Et force est de constater que la panique de l'insécurité oblige parfois à passer à des actions plus... franches.
Pour autant, je n'ai pas non plus d'ambitions de l'espace, juste sortir d'une situation de vide vertigineux pour coller un peu plus à ces codes qui fonctionnent toujours (mais jusqu'à quand ?) et installer une sécurité suffisante pour respirer à nouveau et ressentir enfin cette liberté, disons, libératrice.
Oh oui ! C'est une autre forme de vallée de la mort, dont on parle beaucoup moins mais qui est tout aussi sinueuse. C'est cette sempiternelle question de l'alignement. Comment ne pas se perdre, et comment ne pas tout perdre.
J’ai beaucoup aimé cette ode au non-scale. On parle souvent du scale comme d’un absolu extrême : croître à tout prix, quitte à se renier et vendre son âme au diable. Mais entre ce modèle-là et le non-scale assumé, il existe toute une palette de nuances dans laquelle de nombreux entrepreneurs peuvent se reconnaître. Je te rejoins à 100 % : le vrai enjeu, c’est de se connaître, tester, rater, réajuster… et construire un modèle qui nous ressemble, pas un modèle imposé.
Merci Pauline pour cette magnifique réflexion sur l'entrepreneuriat. J'ai lu aussi le bouquin de Paul Jarvis et ça a complètement résonné pour moi. ✨Je suis une heureuse solopreneure qui définis mes propres règles du jeu. Sur le long terme, ça aide à s'épanouir et continuer à entretenir un rapport sain au travail, une forme de sagesse je dirais. ❤️
Récemment j'ai entendu Marianne Costa citer une vieille dame très sage qui disait "le vrai pouvoir c'est de savoir que l'on peut et choisir de ne pas le faire". J'ai trouvé ça tellement juste. Merci de porter cette voix de la justesse.
Je suis TELLEMENT d'accord avec toi. Après 8 ans en tant que solopreneur, je n'ai jamais voulu grandir, jamais voulu d'employés, je l'ai dit haut et fort dès mes débuts. Pourtant, personne ne célèbre jamais la réussite d'une "one woman success" ! Merci pour l'inspiration, je t'ai mentionné sur mon post Linkedin du jour :-)
J'aimerai lire tellement plus de textes comme le tien ! Loin de la course à l'infini qui inonde les réseaux sociaux, avec l'injonction suprême du "scale" à tout prix, "sinon tu n'es rien". Qui fait un peu écho au fameux "Si à 50 ans on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie"...
Cela fait 24 ans que j'ai monté mon activité, et je pense avoir connu différentes phases : tout faire en solo, puis hyper croissance et embauche de salariés. Depuis 10 ans : plus aucun salarié, plus l'envie de faire un chiffre d'affaires astonomique. Je suis juste guidée par 2 choses :
- amener du sens dans les services que je propose à la communauté d'orthophonistes de mon site
- conserver un équilibre subtil entre "stabiliser un revenu qui me permette de répondre à mes besoins" et "conserver suffisamment de temps pour d'autres projets perso". Résultat : 4h de travail opérationnel par semaine, plus que quelques heures sur la vision / la réflexion sur le dvpt / la formation. Le reste du temps : lire, écrire, conseiller d'autres entrepreneurs, me promener, passer du temps avec d'autres personnes.
La liberté de temps et la suppression de la charge mentale induite par le "toujours plus" est pour moi un signe de richesse bien plus grand que le montant de mon compte en banque. Après tout, je peux mourir demain, je préfère engranger du temps de vie et de souvenirs que de l'argent.
Merci beaucoup !! Ce que tu décris à la fin, c'est vraiment cette histoire de "vie riche". Les souvenirs, ce qu'il se passe en nous, plutôt que sur notre compte.
Je viens de prendre une pause en voyant "Pauline Alessandra" dans mes mails. Et, pour une fois que je reçois un mail, je me dis que je vais apprendre. Pas juste lire.
Vraiment merci pour ce rappel (et ce dernier appel tél). Les mots sont justes et la vision que tu donnes me permet, aussi, de prendre du recul sur ce qui "doit" ou non.
Ha oui, très bien vu et très bien écrit. Cela reprend la pensée du pionnier E. F. Schumacher "Small is Beautiful" à laquelle nous et la planète serions tous gagnants si nous pouvions collectivement revenir.
Amen.
Je suis venu sur Substack pour ce genre de post. MErci.
Tu mets le doigt sur un tabou entrepreneurial : l'obsession toxique du scale.
J'ai vu trop de solopreneurs se transformer en prisonniers de leur propre succès.
Ils quittent le salariat pour être libres et finissent esclaves d'un système qu'ils ont créé.
La vraie question :
→ Est-ce que ton business te libère ou t'emprisonne ?
→ Est-ce que tu contrôles ta croissance ou elle te contrôle ?
→ Est-ce que tu vis ou tu survis ?
Le paradoxe, c'est que beaucoup de "success stories" cachent des vies détruites.
Des entrepreneurs qui ont tout gagné sauf leur liberté. Une bonne grosse Victoire Pyrrhique.
Ta phrase me marque : "Durer, donc, plutôt que tenir."
Ça fait écho au fait que le business est un Jeu Infini selon la théorie de Carse : celui qui gagne, c'est celui qui continue à jouer. Et dans ce contexte, la meilleure façon de continuer de jouer et de suivre un rythme que l'on peut tenir sur des décennies.
- La productivité sacrificielle, c'est tenir.
- La productivité asymétrique, c'est durer.
Parfois, le plus difficile n'est pas de vouloir plus, mais de savoir dire non.
De protéger ce qui compte vraiment.
De rester maître de son navire.
Merci 🙏
Et merci la marine pour ce magnifique adage : durer, plutôt que tenir !
Merci Pauline pour ta lettre, elle est comme une respiration ! J’entreprends depuis un peu plus de 3 ans et je savais dès le départ que je voulais rester à taille humaine. D’une parce que j’ai aucune envie d’avoir un « empire » (je déteste ce mot) et de deux parce que mon energie ne me le permettrais pas. Dès le début, je disais que j’étais pas prête à travailler avec tout le monde pour faire rentrer des sous et je sais que certains ne le comprenais pas. Ça me renvoyait l’image d’une baby entrepreneur qui n’avait aucune ambition pour sa boîte. Maintenant je sais que l’ambition est differente pour tout le monde et que c’est pas QUE vouloir grossir.
Merci à toi ! Définir sa propre ambition, c'est, je crois, le seul chemin pour durer plutôt que tenir.
Je suis bien d’accord avec toi ! Définir sa propre ambition et l’assumer fièrement aux yeux du monde !
Quelle est ta définition de l’ambition ?
La Vallée de la Mort, elle peut aussi se traverser en amont, bien avant de se positionner et se sentir enfin aligné-e.
J'ai les deux pieds dans cet "univers" des tunnels de vente depuis plusieurs mois, et il me rebute. Pour autant, je suis prête à franchir la ligne d'ici peu; parce que pour le moment, ma façon trop "organique" ne fonctionne pas. Et force est de constater que la panique de l'insécurité oblige parfois à passer à des actions plus... franches.
Pour autant, je n'ai pas non plus d'ambitions de l'espace, juste sortir d'une situation de vide vertigineux pour coller un peu plus à ces codes qui fonctionnent toujours (mais jusqu'à quand ?) et installer une sécurité suffisante pour respirer à nouveau et ressentir enfin cette liberté, disons, libératrice.
Oh oui ! C'est une autre forme de vallée de la mort, dont on parle beaucoup moins mais qui est tout aussi sinueuse. C'est cette sempiternelle question de l'alignement. Comment ne pas se perdre, et comment ne pas tout perdre.
Je viens de retomber sur cette lettre et j'ai bien envie d'ajouter autre chose :
On vit dans une époque obsédée par le scaling et c'est un problème :
Tout le monde veut sa licorne et ses millions d'utilisateurs.
Je trouve ça intéressant.
Peut-être parce que je suis fasciné par la psychologie humaine.
Peut-être aussi parce que c'est exactement l'inverse de ce qui me fait sentir vivant.
Cette obsession du grand nous fait oublier une vérité simple :
- 95% des "licornes" finissent par exploser en vol
- Les CEO deviennent esclaves de leur propre création
- L'impact réel diminue avec la complexité systémique
- La liberté disparaît dans les fundraisings successifs
On a la chance de vivre à une époque où il existe un paradigme alternatif :
L'artisanat numérique.
Devenir l'artisan de référence dans son domaine :
- Expertise premium reconnue par un petit cercle
- Autonomie totale sur ses décisions et sa direction
- Revenus prévisibles sans dépendance externe
- Impact profond sur chaque client plutôt que superficiel sur les masses
Les artisans numériques que j'admire partagent tous la même habitude :
Ils refusent systématiquement les opportunités de scale si cela compromet leur souveraineté.
Ce paradigme repose sur 3 piliers simples :
→ Spécialisation : devenir irremplaçable dans une niche
→ Sélectivité : choisir ses clients plutôt que les subir
→ Simplicité : des systèmes légers qui servent la liberté
Cette philosophie n'est pas un retour en arrière.
C'est une rébellion intelligente contre l'industrialisation du savoir.
J’ai l’impression que le vrai luxe aujourd'hui, c’est de rester petit et souverain (plutôt que troquer sa liberté contre du scale bourrin).
On vit à une époque fascinante qui regorge :
- d’opportunités
- de modèles mentaux
- de tunnels de réalité
Tout le monde peut y trouver son compte.
Il suffit de se poser les bonnes questions.
Full gratitude d’avoir la chance de foulée cette planète en 2025.
J’ai beaucoup aimé cette ode au non-scale. On parle souvent du scale comme d’un absolu extrême : croître à tout prix, quitte à se renier et vendre son âme au diable. Mais entre ce modèle-là et le non-scale assumé, il existe toute une palette de nuances dans laquelle de nombreux entrepreneurs peuvent se reconnaître. Je te rejoins à 100 % : le vrai enjeu, c’est de se connaître, tester, rater, réajuster… et construire un modèle qui nous ressemble, pas un modèle imposé.
Merci Pauline pour cette magnifique réflexion sur l'entrepreneuriat. J'ai lu aussi le bouquin de Paul Jarvis et ça a complètement résonné pour moi. ✨Je suis une heureuse solopreneure qui définis mes propres règles du jeu. Sur le long terme, ça aide à s'épanouir et continuer à entretenir un rapport sain au travail, une forme de sagesse je dirais. ❤️
Merci beaucoup !!
Récemment j'ai entendu Marianne Costa citer une vieille dame très sage qui disait "le vrai pouvoir c'est de savoir que l'on peut et choisir de ne pas le faire". J'ai trouvé ça tellement juste. Merci de porter cette voix de la justesse.
Je suis TELLEMENT d'accord avec toi. Après 8 ans en tant que solopreneur, je n'ai jamais voulu grandir, jamais voulu d'employés, je l'ai dit haut et fort dès mes débuts. Pourtant, personne ne célèbre jamais la réussite d'une "one woman success" ! Merci pour l'inspiration, je t'ai mentionné sur mon post Linkedin du jour :-)
Merci beaucoup !
J'aimerai lire tellement plus de textes comme le tien ! Loin de la course à l'infini qui inonde les réseaux sociaux, avec l'injonction suprême du "scale" à tout prix, "sinon tu n'es rien". Qui fait un peu écho au fameux "Si à 50 ans on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie"...
Cela fait 24 ans que j'ai monté mon activité, et je pense avoir connu différentes phases : tout faire en solo, puis hyper croissance et embauche de salariés. Depuis 10 ans : plus aucun salarié, plus l'envie de faire un chiffre d'affaires astonomique. Je suis juste guidée par 2 choses :
- amener du sens dans les services que je propose à la communauté d'orthophonistes de mon site
- conserver un équilibre subtil entre "stabiliser un revenu qui me permette de répondre à mes besoins" et "conserver suffisamment de temps pour d'autres projets perso". Résultat : 4h de travail opérationnel par semaine, plus que quelques heures sur la vision / la réflexion sur le dvpt / la formation. Le reste du temps : lire, écrire, conseiller d'autres entrepreneurs, me promener, passer du temps avec d'autres personnes.
La liberté de temps et la suppression de la charge mentale induite par le "toujours plus" est pour moi un signe de richesse bien plus grand que le montant de mon compte en banque. Après tout, je peux mourir demain, je préfère engranger du temps de vie et de souvenirs que de l'argent.
Merci beaucoup !! Ce que tu décris à la fin, c'est vraiment cette histoire de "vie riche". Les souvenirs, ce qu'il se passe en nous, plutôt que sur notre compte.
Je viens de prendre une pause en voyant "Pauline Alessandra" dans mes mails. Et, pour une fois que je reçois un mail, je me dis que je vais apprendre. Pas juste lire.
Vraiment merci pour ce rappel (et ce dernier appel tél). Les mots sont justes et la vision que tu donnes me permet, aussi, de prendre du recul sur ce qui "doit" ou non.
Bises
Merci à toi très cher !!
Ha oui, très bien vu et très bien écrit. Cela reprend la pensée du pionnier E. F. Schumacher "Small is Beautiful" à laquelle nous et la planète serions tous gagnants si nous pouvions collectivement revenir.