3 Commentaires
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Avatar de Sofiane HDN

100% aligné Pauline.

Le biais de survivant dans le solopreneuriat est un vrai poison.

Les infopreneurs ultra-visibles créent un effet de halo massif qui déforme complètement la perception du marché.

Le pire c'est qu'ils poussent des solopreneurs parfaitement viables à abandonner des modèles solides (conseil, produits, services spécialisés) pour se lancer dans la course à l'audience.

Ces gens-là quittent leur zone de génie pour entrer dans un jeu qu'ils ne maîtrisent pas.

De mes observations dans la Tribu des Starters depuis +5 ans :

- Les plus rentables ne sont pas les plus visibles

- Les modèles les plus profitables sont souvent hybrides (expertise + produit + conseil ponctuel)

- La vraie liberté vient du levier, pas du volume d'audience

Ta distinction entre freelance/solopreneur/infopreneur est capitale.

Chacun a son modèle, ses contraintes, ses leviers.

Le drame c'est de confondre les trois et de construire une stratégie sur une exception plutôt qu'une réalité de marché.

Avatar de Pauline Alessandra

Merci Sofiane, totalement d'accord avec toi !

Avatar de Anthony

Merci Pauline de reposer cette définition 🙏

Si on veut pousser le raisonnement jusqu’au bout, « solopreneur » reste un terme inventé ou relayé par les infopreneurs que tu cites (cf Paul Jarvis) pour promouvoir ce modèle, pour lequel on n’est tout de même pas très loin du ponzi.

Si on veut faire la cartographie complète, on a donc:

- quelques infopreneurs successful qui se comptent sur les doigts d’une main, qu’on peut élargir à la catégorie plus large mais tout aussi inégale des auteurs et des artistes (formations, livres fiction et non-fiction, vidéos, musique, etc)

- des free-lances qui facturent au TJM mais qui pour certains cherchent du levier en cherchant de la notoriété (plus de CA) ou en automatisant (moins de temps passé) ou en vendant des formations (modèles hybride, mais où le temps facturé reste prédominant). C’est je pense la vaste majorité des solopreneurs qui ont un vrai business model

- des salariés qui ont un side-hustle orienté création de contenu (mais qui peuvent difficilement en vivre). Nombreux mais bancal

- des wanabee infopreneurs full-time qui se cassent les dents mais dont certains perceront

- ceux qui créent un produit physique (artisan) ou digital (software, hors contenu). Pour ceux-là ma conviction est que le solopreneuriat est une phase transitoire car il est vite préférable pour eux de travailler en petite équipe. Mais peut-être que je me trompe

J’en oublie?