Discussion à propos de ce post

Avatar de User
Avatar de Sophie Renaude

Excellent post.

J’avoue sans honte, qu’il y a quelques années je suis tombée dans le piège de la création de contenus et du mirage de l’argent “facile” (pas pour m’acheter un yacht mais pour créer des revenus passifs complémentaires).

Et comme tu l’expliques très bien, tu te retrouves très vite dans un écosystème clos où il faut d’abord acheter quelque chose (qui va te vendre le secret pour réussir ton podcast, ta formation en ligne etc.) et qui fait ensuite référence à une autre chose miraculeuse qui va t’aider à encore plus surperformer etc., etc.

Dans mon cas ce n’était pas à proprement une arnaque mais une espèce de chaîne sans fin de recommandations payantes, d’idées 20 fois recyclées (quand tu commences effectivement à connaître tous les intervenants et les références par cœur tu vois tout de suite où ton expert miracle veut t’emmener) etc.

Au milieu de tout cela, il y a toujours la création de contenus à réaliser. Et aussi originale et unique soit elle, à mon avis ce que personne ne te dit (et que tu découvres au fur et à mesure et assez violemment) : c’est que c’est un métier.

Concevoir, filmer, rédiger, prendre la bonne photo, éditer, écrire le bon texte, poster au bon moment, trouver sa cible, entretenir le liens avec les gens qui vous suivent, et recommencer, recommencer, recommencer… c’est un boulot à plein temps et ceux qui commencent du jour au lendemain sans gros budget et sans expérience préalable le font … mal.

Moi la première.

C’est tout simplement un boulot de dingue (concepteur, réalisateur, monteur, marketing, technicien etc. le tout fait par une seule personne) pour un résultat, la plupart du temps, assez insatisfaisant.

Une à deux heures de boulot (ou beaucoup plus) pour au final recevoir 20 ou 30 likes (même 100 ou 1000 ne vous mènent pas bien loin) et devoir tout recommencer dès le lendemain avec l’espoir que cette fois-ci, que cela décolle … c’est une énergie folle dépensée de bien mauvaise manière.

Dernière pierre de l’édifice (ou clou dans le cercueil) : au final la qualité du contenu importe bien peu par rapport à la forme et au succès.

C’est désolant, mais un post creux mais qui en jette et qui fait des milliers de likes (coucou les gens qui repostent sur Substack des photos de bibliothèques avec pour commentaire révolutionnaire « cette bibliothèque sinon rien ») aura toujours l’air plus crédible qu’un post mal fichu et pourtant profond.

Je garde de l’expérience un épuisement complet et la sensation d’avoir été un peu cruche (n’ayons pas peur de le dire) et sans amertume - mais avec soulagement - je suis retournée à ce que j’aimais vraiment faire sans me forcer : écrire.

Avatar de Marie Beauchesne

Totalement d’accord avec cette perspective de création de contenu notamment appliquée à Substack, je nuancerais pour les autres plateformes car à la base un réseau social était focalisé sur le réseau plus que la création de contenu justement. et pour reseauter il n’est pas toujours utile de se mettre une pression de dingue pour créer quelque chose hors du commun, notre réseau est déjà juste content d’avoir des nouvelles de nous comme nous sommes heureux d’avoir des nouvelles d’eux. C’est quand on bascule du réseau à l’audience que le glissement se fait et là en effet on tombe bien souvent dans le monde de l’entre-soi

Aucun post

Tout à fait prêt. Qu'avez-vous pour moi ?